Certes,
la 599 GTB Fiorano Hy-Kers n’est encore
qu’un projet de laboratoire et l’usine ne tient pas
à communiquer davantage sur la technologie qu’elle
embarque, mais insiste sur l’application des recherches
menées en 2009 pour le bon fonctionnement du Kers sur ses
monoplaces de course. Diverses solutions de
récupération d’énergie
permettent d’alimenter les batteries nécessaires
à la mise en œuvre d’un petit moteur
électrique placé sur l’essieu
arrière et procurant une puissance d’environ 100
chevaux supplémentaire. D’un poids de 40 kg, ce
moteur vient en appoint du moteur à combustion classique,
mais est en mesure de fonctionner seul en cycle urbain afin de
réduire les émissions de CO2 d’environ
35% en cycle mixte.
Si ce système Hy-Kers ne représente pour le
moment qu’une solution potentielle parmi d’autres
pistes pour améliorer le rendement
énergétique, Ferrari précise
qu’il peut équiper indifféremment tous
les moteurs et tous les modèles de sa gamme, à
huit et à douze cylindres placés à
l’avant et à l’arrière, et ce
sans nuire à l’espace habitable et au volume du
coffre. En attendant d’appliquer le Hy-Kers en production, la
marque de Maranello a d’ores et déjà
pourvu la California d’un dispositif Stop & Start qui
ne réclame que 230 millisecondes pour se
déclencher et qui permet de réduire les
émissions de CO2 de 6%, avec des rejets ramenés
à 280 g/km environ. Et ce n’est que le
début d’un long programme….